vendredi 22 mai 2015

Le début de la tyrannie

Lu dans "La République", VIII, 562b - 563e, de Platon.

Lu aussi en exorde d'un nouveau livre, "Autorité", de Monsieur Eric CIOTTI.

Épigramme au sens ancien bien plus que citation, et plus que jamais d'actualité.
A graver, sinon dans le marbre, du moins dans les esprits.

samedi 16 mai 2015

Un bon plan exécuté brutalement maintenant

Très peu des citations du Général PATTON sont traduites en Français.
Trop franches, trop directes, trop "vulgaires", tout simplement trop vraies.
C'est regrettable, car avec ces mots, - ses mots - il a su mener une armée à la victoire.

vendredi 8 mai 2015

Le hasard ne favorise que les esprits préparés

Offert par un bon camarade, au fil de nos échanges sur les affirmations et les négations.

Un des grands mots d'un grand homme de France;
Avec le mot "Enthousiasme", je crois.

Combien de vies sauvées par cet "esprit préparé"?
C'est tout l'intérêt des études qui est exprimé là.

dimanche 3 mai 2015

Le véritable voyage de découverte

En remerciant une dame d'un age aussi certain que son amabilité, qui m'a aidé à chercher.
Dans sa boutique en demi sous-sol que tout Nice connait, j'ai pu découvrir cette citation.
C'était bien le dernier endroit au monde où j'aurai cru trouver Marcel PROUST...
La preuve est faite: Tout est dans le regard. Ou dans les runes, si l'on veut bien y croire.

samedi 25 avril 2015

Je lègue tous mes biens à mon épouse...

 Comme on le sait, Madame de Maintenon va se remarier en 1683 au Roi de France Louis XIV, dont elle sera l'épouse morganatique (sans titre de Reine de France) le mariage étant réputé "secret".

Louis XIV ne l'a - sauf erreur - jamais regretté.
Mais la phrase est belle, et aujourd'hui encore, elle fait rire les épouses.


samedi 18 avril 2015

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité

Ce que je peux ressentir après un nouveau projet de loi contre le racisme et l'antisémitisme qui aboutit à privilégier la protection de deux communautés très minoritaires en France, aux frais de la liberté du reste des Français; rompant ainsi l'égalité des citoyens, fondement de notre République.
Allant aussi à l'encontre de "l'esprit du 11 janvier" dont les inspirateurs de ce projet se gargarisent.

"La politique de la France ne se fait pas à la corbeille" disait je crois le Général.
Nos politiques ne doivent pas non plus se faire diriger par des lobbies de marchands de tapis.

Pour éviter que l'on ne se mette à chanter "La France bouge" dans les rues à la place de "Je suis Charlie" il ne faut pas une loi démagogique et communautariste de plus.

Il faut la conviction dans nos institutions, et la simple mais rigoureuse application de nos lois déjà existantes; Dans le respect de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen à laquelle fait expressément référence notre Constitution de 1958.

Cela suffit.

samedi 11 avril 2015

La France c'est une communauté de destin

Entendu ce matin au cours d'une cérémonie.
Naturellement, si vous citez Léon (TROTSKY) tout va bien, mais moi je cite Christian (ESTROSI)...
Donc il faut que je me justifie :
1/ La phrase me plait. C'est un peu sec tel quel mais le reste du discours était trop long à retranscrire.
2/ Nous ne sommes plus (ou pas encore) en période électorale. Le moment ou les hommes politiques peuvent parfois dire ce qu'ils pensent réellement, à condition de les écouter un peu.
3/ C'est le même homme qui continue à soutenir l'aide alimentaire aux sans-abri dans Nice. Le même qui en réunion de quartier a su dire "Tant que je serai Maire, on ne fermera pas la soupe populaire pour les SDF". Au cœur de Nice, dans "les beaux quartiers". J'y étais. Il fallait le dire, il l'a dit.

Alors ce soir je relève cette citation, qui me plait bien, parce que l'homme qui la prononce a prouvé qu'il ne méprisait pas l'action sociale. Ce ne sont pas les prestations sociales qu'il vise, ce sont tous ceux qui viennent en France juste pour en bénéficier. Au mépris de toute communauté de destin.

Pour les amateurs de TROTSY, de "leur morale et la notre" ou de la faim qui justifie les moyens... Promis, j'y reviendrai à l'occasion.
Après tout, j'ai déjà cité STALINE comme SARKOZY au moins une fois ou deux.

jeudi 2 avril 2015

Sagesse Parole et Folie

"Le sage parle parce qu'il a quelque chose à dire..."
Il y a plus de deux mille trois cent ans, les hommes n'avaient pas la télévision...
Ils avaient la sagesse.

dimanche 29 mars 2015

Emploi des jeunes

Une vérité sur laquelle il faudra revenir, exprimée dans le livre signé Alain MEINARDI (ancien dirigeant de l'enseigne LAPEYRE à l'Ariane) "Quartiers sensibles", qui vient de sortir à Nice (dédicace hier après-midi à la Librairie Jean JAURES ) aux  Editions GILETTA.

vendredi 20 mars 2015

Vivez

L'excès en tout est un défaut, mais n'oublions pas de prendre le temps de vivre.
Bon week-end à tous.

dimanche 15 mars 2015

Signal Spam


https://www.signal-spam.fr/a-quoi-sert-signal-spam
Le site www.codani.info ainsi que le blog http://petitecitation.blogspot.fr/ rejoignent ce dimanche Signal Spam  pour aider à la réduction des messages indésirables, et contribuer clairement à la lutte contre la cybercriminalité sur Internet.
En clair je m'engage auprès d'un organisme officiel français à ne pas pratiquer de cette façon dans mon utilisation de l'Internet, et je signalerai les messages non sollicités de publicité, et autres escroqueries mondaines qui envahissent nos boites aux lettres :
Oui, j'ai déjà une assurance-vie, une voiture, et une vie sexuelle qui me conviennent...
Non, je ne suis pas gros. En tous cas je n'ai aucune envie d'essayer de maigrir en payant si cher...

Si vous voulez plus de détails sur ce service, qui est gratuit, suivez ce lien .

http://www.ssi.gouv.fr/

vendredi 13 mars 2015

Les petits sont toujours les derniers

Il faut lire ce (petit) manifeste, et surtout les commentaires des lecteurs.

Un anonyme, pour l'exemple, pris au hasard de l'inspiration :
"Il faut une guerre. 
Le petit se camoufle mieux,il entre et sort plus facilement d'une tourelle, le roulé boulé parachutiste lui convient mieux. 
Il est désavantagé uniquement en débarquement amphibie: il a pied moins loin mais peut monter sur les épaules d'un grand car le petit est malin. 
D'ailleurs petit malin et grand malin n'ont pas du tout le même sens. 
S'il est prisonnier le petit peut passer entre les jambes du grand pour s'évader. 
Dans un binôme de tireurs d'élite on entend: ''tiens tire moi le grand là-bas'' jamais l'inverse sauf si tous les grands sont morts mais c'est alors que le petit devient grand et déclare la paix."

Oui, le Petitisme vaincra !

vendredi 6 mars 2015

Ceux qui portent sur la misère un regard indifférent

Avec une pensée pour tous ceux qui portent sur la misère un regard différent, et qui tendent la main.
Ils changent pour nous le monde, au quotidien. Bon courage.

mardi 3 mars 2015

Contradictions et contradicteurs, entre Djihad personnel et Exode organisé.



« Exodus » est un article qui m’a valu quelques messages très cordiaux, mais également quelques  vertes critiques. Une de ces critiques est revenue plusieurs fois.
Assez pour que je présume que d’autres y ont pensé sans l’écrire. Elle concerne ce que j’ai écrit sur mon blog comparé au final de cet article.

Dans une note du 1er février 2015 j’écrivais :
« Oui, je relaie une vidéo du gouvernement Français. Pour une fois.
Parce que ce n'est pas de la propagande. Parce que c'est clair.
C'est une vérité et une réalité. Qui affecte ZUS et ZSP où je travaille. »
Or en 4e page de l’article « Exodus » le 1er mars 2015 j’écris :
« Dans le même temps, on discute à l’infini sur une poignée d’écervelés voulant aller se faire griller ce qui leur reste de neurones dans une guerre soi-disant sainte (pour eux). C’est à se demander si tout ce battage n’est pas une gigantesque opération de propagande et diversion.
Nous faisons face à un problème majeur entamant nos ressources et nos intérêts vitaux… En jouant sur la peur de quelques terroristes, dont les seuls actifs sont à ce jour… des recalés de leur propre guerre. Même pas assez bons pour aller se battre là-bas. »

Avec amabilité, mais aussi une ironie à peine voilée, on me fait remarquer la chose comme contradictoire en un mois d’intervalle. 
Je tiens à y répondre publiquement et clairement.

Oui, je soutiens cette vidéo qui montre la réalité du mauvais sort qui attend des jeunes, hommes ou femmes s’ils partent là-bas. Oui, Les recruteurs trompent des personnes en leur promettant un avenir, un idéal ou une cause à défendre, là où ils ne rencontreront que manipulation, barbarie et mort. Cela n’est pas contestable. C’est d’une horreur programmée et le billet est sans retour.
Un mois plus tard ce n’est pas la véracité de ce message d’alerte que je viens mettre en cause. 
C’est la focalisation qui est faite sur ce seul point, au détriment d’autres menaces que je crois plus importantes, et l’utilisation d’une peur réelle et légitime pour masquer ces menaces.

Je dénonce ce qui me semble être un procédé de manipulation très courant, qui consiste à attirer l’attention sur un phénomène réel et sérieux, mais aux conséquences limitées et auquel on apporte une réponse gouvernementale claire, pour masquer des problèmes beaucoup plus toxiques, aux conséquences très lourdes, et auxquels on n’apporte pas de réponse claire, voire aucune réponse.

Cette méthode est classique, elle est décrite dans des ouvrages connus :
La France orange mécanique (commenté en octobre 2013 )
La trahison des chefs (commenté en juin 2014 )
Surtout ne rien décider (commenté en novembre 2014 )
On va ainsi attirer notre attention sur la sécurité routière, ou les droits des femmes, par exemple, pour ensuite nous donner des réponses, sinon rassurantes, mais qui démontrent que la mesure des problèmes est prise et que des actions correctives fermes sont menées. Cela mobilise l’attention et permet de minorer des questions plus graves et plus importantes pour notre avenir.

C’est classique, c’est « de bonne guerre ». Des sociétés privées ont d’ailleurs pour objet de faire monter cette mayonnaise et donner le plus de retentissement médiatique à certains faits, au détriment d’autres. Cela existe dans le domaine commercial, pour associer des produits dérivés aux événements, et cela existe aussi dans l’actualité pour neutraliser de « mauvaises » nouvelles.
Malheureusement quand la « mauvaise » nouvelle est de trop grande taille et que la focalisation sur la petite « bonne » nouvelle est poussée à son maximum, la ficelle devient trop grosse, cela se voit.

C’est à mes yeux  ce que j’ai constaté depuis six mois concernant les flux migratoires, dont je disais à ceux qui me font l’amitié de me lire que je devais reporter mes écrits à plus tard, en raison de l’actualité ou de tel ou tel autre sujet. Report de mois en mois à plus de six reprises…

Au 1er mars 2015 il m’est apparu évident que cette question ne pouvait plus être laissée sous le boisseau plus longtemps.

Quand des sources aussi indépendantes entre elles que MEDIAPART, MAGISTRO, ou les questions de parlementaires auxquelles j’ai eu – en toute légalité et en toute amitié – accès, vont dans le même sens exact au niveau du constat des faits, on nomme ceci un recoupement.
Je ne partage pas toutes les conclusions des uns et des autres, en particulier je ne partage pas les conclusions de MEDIAPART, mais je lis bien la même problématique factuelle – par exemple - entre l’article « La déferlante » du Contre-amiral François JOURDIER en janvier 2015 et les articles de la journaliste Carine FOUTEAU un mois plus tard, en février 2015. 

Quand un respectable Amiral en deuxième section et une journaliste dite d’investigation dont l’un pourrait être le grand-père de l’autre (en raison des âges respectifs, et en tout bien tout honneur...)  décrivent les mêmes faits, les yeux doivent s’ouvrir. En tous cas, j’ai ouvert les miens.

C’est pourquoi j’écris « De qui se moque-t-on ? ».
C’est pourquoi je m’étonne que la « police de la pensée » vienne si vite absoudre certains, alors que nous pouvons légitimement nous poser des questions sur l’orientation du terrorisme actuel.

La commercialisation criminelle des migrations me semble à ce jour un sujet portant atteinte à la défense et à la sécurité de l’Europe entière. Un sujet plus grave que les départs sans retour de quelques jeunes isolés et manipulés au profit de recruteurs en mal de chair à canon et de femmes. 

Un sujet plus grave que l’interdiction plus ferme de la fessée par les lois françaises. 
Si les législateurs européens pouvaient cesser de se ridiculiser en tentant d’imposer une pensée unique déconnectée du réel populaire, ça nous ferait des vacances, aussi. Il y a plus urgent que ça. 
La fessée, nous allons finir par la recevoir tous, si nous continuons à nous distraire au lieu de réagir. Nous assistons à de pitoyables tentatives pour orienter notre vie privée, alors que notre civilisation même est menacée...

Oui je suis toujours convaincu que le « djihadisme » frelaté que des sergents-recruteurs grassement appointés vendent à des jeunes sans repères est un réel danger. Surtout pour ces jeunes.
Mais c’est un danger moins grand que celui qui a fait entrer 700.000 personnes en Europe en 2014.
Mais c’est un danger bien moins grand que la puissance énorme que représentent les participants de cet exode massif, obligés de différentes mafias à qui ils doivent leur passage et souvent leur séjour, les clefs de l’appartement qu’ils squattent, voire les (faux) papiers dont ils seront dotés.

Il ne faut pas jouer à ce jeu de petite politique politicienne, qui consiste à récupérer encore et toujours les peurs des uns contre les autres pour essayer de gagner une élection locale, départementale, ou même nationale. 
Nous sommes à la taille d’un continent, notre continent. C’est à cette taille-là que se trouve l’enjeu. 
Il faut que l’on redresse la tête au lieu de la baisser.

Je voulais simplement réagir sur la contradiction « apparente » entre ce que je vous écrivais au 1er février et ce que je vous ai écrit au 1er mars.  
Il n’y a pas de contradiction sur le fond. 
La défense des libertés individuelles, la défense les droits de l’homme, sont le point commun de mes deux prises de position. Le rejet de la manipulation aussi.

Nous somme en mars. Ne pas être lucide m’est impossible.

Je vous laisse l’apprécier mes « contradictions » avec mes « contradicteurs ».
Merci de votre attention et de votre fidélité.
Didier CODANI

jeudi 26 février 2015

Conserver la majesté propre à son état



Citation plus longue qu’à l’ordinaire, en hommage à un homme plus grand qu’à l’ordinaire, qui savait la mettre en pratique :
Maître José BALARELLO, Sénateur honoraire et Avocat honoraire ; 
Ancien Président de l’Office Public des Alpes Maritimes (OPAM), qu’il avait confirmé en son temps comme premier bailleur social de ce département.
25.12.1926 - 25.02.2015
Il vient de nous quitter, des suites d'une longue maladie, à l’âge de 88 ans.

Des neiges du Col de Tende aux rivages de la Côte d’Azur, bien des gens - des plus humbles aux plus puissants - lui doivent énormément. 

Tout simplement, c'était un seigneur. Il mérite cet hommage.

« Au revoir, Président… »

samedi 21 février 2015

Ce sont mes principes

Pour un abonné (presque) anonyme qui a eu l'amabilité de m'écrire pour me remettre en mémoire qu'il était grand temps de mettre en ligne une nouvelle citation.

Vous avez échappé à "Faire l'amour à sa femme, c'est comme tirer un canard endormi", voire même "Je me suis marié devant un juge, j'aurai dû demander un jury" (Groucho s'est marié trois fois); car je tiens à préserver l'harmonie des couples, que de telles réparties pourraient endommager.

mercredi 4 février 2015

Agresser avec un couteau trois militaires à Nice ce n'est pas la guerre



Comme depuis un mois j'entends à peu près n'importe quoi sur la gestion des situations de crise, et que ma boite aux lettres se remplit beaucoup sur ce sujet, je souhaite en dire un mot globalement ici.
Rappel des vraies mesures qui peuvent être prises pour faire face à une vraie situation de crise, et pas à une simple gesticulation de médias autour d’actes criminels en vue de faire remonter la cote de certains.

Il n’y a que trois mesures réelles et sérieuses en droit français actuel. 
Aucune n'est prise actuellement. 
Parce que la situation de la France n'a tout simplement pas ce niveau de gravité dans la gestion de crise. Ce sont :
1/ Etat d’urgence. 2/ Etat de siège. 3/ Pouvoirs exceptionnels.

1/ Etat d’urgence
Il demeure régi par la loi no 55-385 du 3 avril 1955 modifiée.
Il « confère aux autorités civiles, dans l'aire géographique à laquelle il s'applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes ».
Date de dernière application (très partielle) en France : fin 2005, par le Président Jacques CHIRAC.

Il n’est pas appliqué actuellement, le niveau de menace étant notoirement en dessous de cette posture.
La France est toujours dans une situation de fonctionnement normal, il faut (peut-être) le rappeler.

2/ Etat de siège
Il ne peut entrer en vigueur que dans deux cas de péril imminent :
-          Guerre étrangère
-          Insurrection armée
Aussitôt l'état de siège décrété, les pouvoirs dont l'autorité civile était investie pour le maintien de l'ordre et la police sont transférés à l'autorité militaire. L'autorité civile continue à exercer ses autres attributions.
En outre, lorsque l'état de siège est décrété, l'autorité militaire peut :
  • Faire des perquisitions domiciliaires de jour et de nuit ;
  • Éloigner toute personne ayant fait l'objet d'une condamnation devenue définitive pour crime ou délit et les individus qui n'ont pas leur domicile dans les lieux soumis à l'état de siège ;
  • Ordonner la remise des armes et munitions, et procéder à leur recherche et à leur enlèvement ;
  • Interdire les publications et les réunions qu'elle juge de nature à menacer l'ordre public.
L’état de siège  n’a JAMAIS  été utilisé sous la 5e République, donc depuis 1958.

3/ Pouvoirs exceptionnels
Les pleins pouvoirs, ou pouvoirs exceptionnels peuvent être donnés au Président de la République en application de l’article 16 de la Constitution Française. Article modifié en 2008 avec un dernier alinéa:
« Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels.
Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée. »

On entre là dans une théorie juridique précise, dite des « circonstances exceptionnelles ».

Cet article n’a été appliqué qu’une seule fois dans toute l’histoire de la 5e République. C’était par le Général De GAULLE en 1961 à l’occasion du « Putsch des Généraux à Alger ».

La déclaration de Guerre, n’en déplaise aux agitateurs de tout poil, ne sert pas à gérer des situations de crise.
Elle se déclare généralement avec un vote parlementaire face à un état constitué, pas par voie de presse face à un conglomérat de mercenaires islamiques autoproclamés en structure étatique et reconnus de personne. Point.

C’est désuet, ce n’est pas 2.0 ou 3.0 (pour les plus modernes d’entre nous) mais c’est ainsi.

Désolé, ce n’est que le respect du droit français, ça manque de romantisme folklorique…
La France est toujours dans une situation de fonctionnement normal, il faut (peut-être) le rappeler une seconde fois (voir plus haut).

Je reconnais qu’il est plus facile de faire par voie de presse des déclarations de guerre, pour y envoyer d’autres que soi, que de citer les vrais textes de loi.

Ne nous y trompons pas, ceux qui ont ce vocabulaire "martial" connaissent le plus souvent fort bien les textes, et ils savent que ce qu’ils clament « urbi et orbi » n’a aucune valeur juridique.
Ce qui fait aussi que l’on ne peut pas les poursuivre pour répondre de leurs divagations.

Je ne sais pas pourquoi je me retrouve, en congés, sollicité sur ce sujet par quelques amis. Mais si j’ai pu ainsi leur répondre, et donner un éclairage à d’autres, c’est bien volontiers que je le fais.

Avec toute ma sympathie aux militaires qui ont été agressés et blessés à Nice en service commandé, et qui ont su riposter de façon proportionnée à l'agression, dans le respect de nos lois.